"La Russie sera obligée de réagir militairement si l'OTAN déploie ses missiles à proximité de ses frontières".
C'est par cette phrase choc que le président Russe Dmitri Medvedev a commenté l'annonce de l'OTAN sur l'installation du "bouclier anti-missile" censé protéger l'Europe de la Corée du Nord et de l'Iran.
"Pour ce qui concerne le bouclier antimissile, le déploiement de missiles en Pologne et d'un radar en République tchèque, cela n'est qu'un pas de plus vers l'attisement des tensions. Nous ne pouvons pas considérer cette démarche autrement que comme dirigée contre la Russie, quels que soient les motifs évoqués en l'occurrence par les pays de l'OTAN", a-t-il affirmé.
"On nous raconte que certains pays représentent une menace, c'est du blabla, a-t-il poursuivi. Ces missiles, une fois installés à proximité de nos frontières, nous menaceront, c'est certain. Cela ne manquera pas d'aggraver les tensions, et nous serons amenés à réagir, naturellement par des moyens militaires."
Les Etats-Unis envisagent de déployer en Europe de l'Est des éléments de son bouclier antimissile pour parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran ou de Corée du Nord. Il compte ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Le Kremlin se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité totale à ce projet, malgré les appels à la compréhension des Etats Unis.
"Je pense que l'OTAN le comprend parfaitement. C'est le choix de l'Alliance atlantique, ce n'est pas nous qui installons des missiles", a ajouté le chef du Kremlin, ajoutant "Que se passerait-il si nous installions sans leur accord un bouclier anti-missile au Mexique ou a Cuba ?"
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