Flambée des prix du pétrôle : l'OPEP en bouc émissaire

Portrait d'Hugo Chavèz

Les Etats-Unis tentent de "diaboliser" l'OPEP, bouc émissaire désigné de Washington pour la flambée des prix de l'or noir, a annoncé le président vénézuélien Hugo Chavez, cité mercredi par les médias mexicains.

"Les Etats-Unis s'efforcent de diaboliser l'OPEP aux yeux de la communauté internationale et de lui faire porter le chapeau pour la vertigineuse hausse des prix du pétrole", a asséné le leader vénézuélien à Caracas devant des étudiants en médecine.

Selon lui, la pression exercée par les Etats-Unis afin de forcer les pays exportateurs à augmenter leur production, ce qui permettrait selon Washington de brider la hausse des prix, n'aura aucun effet.

"La hausse des prix n'est pas due à la supériorité de la demande sur l'offre, mais à la spéculation éhontée à l'oeuvre sur les bourses mondiales", a-t-il poursuivi.

Selon Chavez, le nouveau record du prix de l'or noir est le fruit "de la consommation effrénée et du gaspillage dont sont responsables les économies avancées, de l'agression contre l'Irak ainsi que des menaces constamment proférées à l'encontre du Venezuela et de l'Iran", a-t-il affirmé alors que le baril de light sweet crude de référence pour livraison en juillet a gagné jeudi 4,10 dollars sur la bourse de New-York, atteignant la cote record de 133,17 dollars.

Le leader a en outre critiqué un projet de loi approuvé mardi par la Chambre des représentants du Congrès américain autorisant la justice américaine à enquêter et à sanctionner les membres de l'OPEP, qui concentrent 67% des réserves mondiales de pétrole, en cas de création de cartels pétroliers ou d'entente sur les prix.

M. Chavez a de nouveau prôné la création d'une banque de l'OPEP censée regrouper les réserves en or des pays exportateurs afin de faire face à la pression financière émanant des Etats-Unis.

"Nous avons une chance unique de créer la banque la plus puissante du monde et de modifier de la sorte l'équilibre des forces mondiales", a-t-il conclu

Via Ria Novosti

4
Moyenne de 4 (2 votes)
Vous avez voté : Aucun

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.
 

Contenu similaire

Le baril augmente de 16 dollars en une journée

Puits de pétrôle

En cause ? La chute du dollars, et bien entendu la nationalisation partielle du secteur bancaire américain.

Après être nettement retombé sous le seuil symbolique des 100 dollars la semaine dernière, le brut s'envole de nouveau. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril est repassé au-dessus de la barre des 120 dollars.
A la clôture, le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre a gagné 16,37 dollars à 120,92 dollars.

Investissements massifs dans le pétrole pour réduire les prix du baril

Le pétrole devrait rapporter quelque 75 milliards de dollars au Venezuela en 2008, a annoncé le président vénézuélien Hugo Chavez Mercredi 11 Juin au soir.

"Les revenus pétroliers (du Venezuela) devraient être cette année de 75 milliards de dollars, presque le double de la dette extérieure du pays", a affirmé M. Chavez durant un discours consacré aux réformes économiques en cours mené par son gouvernement.

Le chef d'Etat a estimé par ailleurs que selon lui les cours du pétrole devraient normalement se situer autour de 100 dollars le baril, ce qui serait "un prix juste", et non pas autour de 130 dollars.

Pétrôle : Sarkozy s'en remet à l'Europe

Sarkozy - Alliance Nationale

Le président français Nicolas Sarkozy a de nouveau souhaité mardi que "l'Union européenne élabore une stratégie commune" pour contrer l'envolée des prix du pétrole.

Nicolas Sarkozy a annoncé Mardi en compagnie de Silvio Berlusconni que l'UE devait établir une "stratégie commune" pour contrer la flambée des prix du pétrôle.

Guerre à l'étranger, pauvreté chez nous

Snipers Américains en Irak

Le sénat américain a voté une rallonge de 165 milliards de dollars pour financer les guerres d’agression en Irak et en Afghanistan jusqu’à la fin du printemps prochain.

Comme les Etats-Unis sont fauchés et criblés de dettes, chaque centime de cette somme devra être emprunté. Les Américains sont, eux aussi, fauchés et criblés de dettes. Leur taux d’épargne zéro implique que chaque centime de ces 165 milliards de dollars devra être emprunté à l’étranger.

Pétrole : Total bénéficiaire ... mais affiche un crédit d'impôts...

Puits de pétrôle

Total est de loin la première entreprise française. 12 milliards de bénéfices, rien que ça ! Fleuron de l’économie hexagonale qui rapporte à l’Etat un petit pactole en impôts sur les sociétés ? Il semblerait bien que non… D’après l’hebdomadaire Marianne, en 2006, la holding basée en France affiche un crédit d’impôts.