Les sombres mensonges de la Maison Blanche

Au cœur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la désinformation à Washington

A quelques mois de la fin de son mandat, un scandale vient ternir un peu plus le bilan de la présidence BUSH.

En effet, comme un pavé dans la mare, vient de sortir le 28 mai dernier, l'ouvrage de Scott McClellan, ancien porte-parole de la Maison Blanche : "What happened : inside the Bush White House and Washington's culture of deception" (Littéralement : Ce qui s'est passé : au cœur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la désinformation à Washington)".

Dans ce livre, McClellan accuse le président Bush d'avoir contribué à propager de fausses informations dans l'affaire Valerie PLAME : "Le plus puissant dirigeant du monde m'a demandé de parler en son nom et de rétablir la crédibilité qu'il avait perdue après qu'aucune arme de destruction massive n'eut été trouvée en Irak", mentionne-t-il.

Pour mémoire, le nom et la fonction de V. PLAME, agent de la CIA, avaient été divulgués le 14 juillet 2003, dans un article du chroniqueur conservateur Robert NOWAK, après que l'époux de Valérie PLAME, Joseph WILSON, ancien ambassadeur américain, ait écrit un texte publié dans le New York Times, le 6 juillet 2003, affirmant qu'il n'avait trouvé aucune trace de tentative d'achat d'uranium au Niger par Saddam Hussein (principale justification de la guerre en Irak par G.W. BUSH).

Aussitôt le diplomate avait accusé la Maison Blanche d'être à l'origine de cette fuite et plus particulièrement deux conseillers de la présidence : Karl ROVE et Scooter LIBBY.

A l'époque, Scott McClellan, alors porte-parole de la Maison Blanche, avait passé plus de deux semaines lors d'interminables conférences de presse, à innocenter publiquement ROVE et LIBBY.
"Il y a un problème, ce n'était pas vrai", affirme-t-il aujourd'hui dans son livre.
Il poursuit : "J'avais sans le savoir propagé de fausses informations. Et cinq des plus hauts responsables de l'administration étaient impliqués dans cette action : ROVE, LIBBY, le Vice-Pdt CHENEY, le directeur de cabinet du Prsident Andrew CARD et le Président lui-même".

Rappelons que révéler l'identité d'un agent de la CIA est un crime aux USA.

A ce jour, seul LIBBY a été condamné à 30 mois de prison et à une amende de 250 000 $ pour obstruction à la justice, faux témoignage et parjure.

Il a été partiellement gracié par G.W BUSH en juillet dernier, de sa peine de prison.

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