Emploi: Une offre pas très raisonnable à la base

Je profite de l'adoption de cette loi sur "l'offre raisonnable d'emploi" dont nous entendons parler en ce moment pour vous expliquer mon histoire personnelle concernant le chômage.

Jusque là, depuis le début de mon parcours professionnel (8 ans déjà), je n'avais jamais cherché à profiter du chômage car j'éstimais ne pas le mériter à partir du moment ou j'étais chez mes parents et que je m'accordais certains moments de répit entre mes missions intérimaires. Je preferrais garder cette aide pour une situation critique éventuelle.

Je n'ai jamais cherché à toucher le chômage car j'éstimais ne pas avoir à ponctionner le salaire des français pour une situation qui ne le nécéssitait pas (contrairement à un grand nombre de gens en France qui ont pris l'habitude de vivre avec les aides).

Je me suis installé à Nice cela fait un an, j'ai réussi à trouver de petites missions intérimaires jusqu'au jour où il n'y avait plus de travail pour moi.

Ayant un logement, donc des dépenses obligatoires, lors d'une fin de mission, j'ai cherché à m'inscrire aux ASSEDIC puis à l'ANPE chose qui n'est déjà pas facile vu leurs horaires et le nombre de personnes ayant recours à leurs services.

De plus, étant autodidacte en développement informatique, j'ai acquis un grand nombre de connaissances dans divers languages.

Je me suis donc permis d'éspérer de l'aide de la part de l'ANPE afin de m'insérer dans les métiers de l'informatique, chose impossible car la personne sur place n'a même pas pris la peine de chercher à m'écouter et m'a directement inscrit comme étant menuisier aluminium, domaine dans lequel j'ai déjà pratiqué.

Seulement j'ai aussi déjà effectué une mission intérimaire d'un an dans une centrale informatique à Vénissieux (69) où l'on a vanté mes capacités à utiliser un ordinateur quelqu'en soit le besoin.

J'ai insisté sur le fait que j'accepterais même d'être un vulgaire opérateur de saisie (métier ne nécéssitant pas forcémment de bonnes connaissances informatique) ou n'importe quel poste d'ailleur, tant que c'est dans l'informatique qui est une véritable passion pour moi.

Mais cette brave dame a persisté à vouloir m'inscrire comme menuisier. Et cette personne ne connaissant absolument rien ni à l'informatique, ni à la menuiserie m'a proposé différentes offres en menuiserie auxquelles je ne pouvais pas répondre car les spécificités demandées n'étaient pas dans mes connaissances.

Elle m'a aussi proposé différentes méthodes de recherche comme celle ou l'on laisse l'ANPE trouver des offres pour nous ou celle ou l'on cherche sois même du travail.

Etant donné que cette dame ne voulait pas m'aider à m'insérer dans l'informatique, j'ai opté pour la deuxième méthode.

Suite à mon inscription, j'ai reçu trois offres de l'ANPE toutes nécéssitant de maitriser la soudure, hors je n'ai jamais soudé quoi que ce soit. Je n'y ai donc pas répondu.

J'ai donc continué à chercher des offres sur le site internet de l'ANPE avec le compte membre que j'avais créé avant mon inscription à l'agence.

Quelques jours plus tard je recevais une lettre m'informant que je n'aurais pas le droit au chômage car j'ai reffusé trop d'offres et que je ne me suis pas connécté au site de l'ANPE avec le compte qu'ils m'ont créé lors de mon inscription mais avec celui que j'avais avant.

Résultat

Je n'ai jamais profité du chômage que je me réservais pour une situation de besoin réel et maintenant que j'en ai vraiment besoin on refuse de me le donner.

Par la suite j'ai trouvé deux types d'emploi, l'un ou j'étais agent d'entretien et où l'on me faisait travailler sept jours sur sept sans aucune indémnisation pour les week-ends, les jours fériés et les heures sups et l'autre comme plongeur dans un restaurant où l'on ne m'a pas déclaré et j'étais payé 1200 Euros pour des journées de plus de 10H (avec deux demi-journées de repos par semaine).

Je remercie donc mon pays pour tous ses avantages réservés à une certaine élite et qui ne motivent en rien les travailleurs.

Avant de voter une loi qui peut mettre beaucoup de personnes dans une situation embarrassante, il faudrait se poser la question de la qualité de service des différents organismes qui sont bien souvent peuplés de fainéants qui se foutent des besoins de chacun et n'en font qu'à leur tête.

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